LETTRE A MON ANGE
Je ne connaîtrai jamais le collier de tes bras
La douceur de tes joues, le chant de ta voix,
En même temps que la paix, j'ai perdu mon rêve
Je n'avais pas compris, brûlante de fièvre,
Que tu n'avais pu hélas, me retrouver
Avec mes brassières, mes petits gilets
Tricotés avec amour, pour m'aider à patienter
Et accepter cette immobilité forcée.
J'avais même, en t'attendant, inventé
des mots doux pour toi seule, te souhaiter
La bienvenue dans mon monde où j'espérais
Un long bonheur tranquille à deux, la sérénité.
Nous aurions eu le temps de faire connaissance
Rien que toi et moi dans le nid douillet
Que je nous avais préparé avec confiance,
Mais voilà, les limbes nous ont séparées.
Ô Seigneur, ne la laisse pas trop attendre
La rédemption d'une faute qu'elle n'a pas commise,
Comment pourrais-je lui faire comprendre
Que sans elle, je suis au supplice ?
ta maman ki t aime tu me manke tellement mon bebe